Bonjour, bonjour aujourd’hui j’avais prévu de vous partager Attention Spoiler Alerte une page de mon art journal, mais finalement je m’oriente vers autre chose.
Cette nuit j’ai fini un livre qui m’a pas mal retourné donc je vais vous en parler aujourd’hui.
Il s’agit du livre Lettre d’une inconnue de Stefan Zweig.
Lettre d’une inconnue de Stefan Zweig

Il n’est pas très long (ma version une cinquantaine de pages ) mais très poignant.
Résumé : « C’est à toi seul que je veux parler, raconter tout pour la première fois ; tu connaîtras ma vie entière, qui a toujours été à toi et dont tu n’as jamais rien su. » Ainsi s’ouvre la lettre posthume que reçoit un romancier viennois, dandy séducteur et volage. À travers cette missive écrite par une inconnue qui l’a follement aimé et dont il n’a gardé aucun souvenir, une image en creux de sa propre existence lui est soudain offerte, dans toute sa légèreté, sa vacuité, auxquelles s’oppose le tableau effrayant et admirable d’une passion totale. » (source Flammarion)
Je suis restée en haleine tout au long du livre, je voulais connaitre le dénouement, et bien maintenant je le sais mais je vais me taire sur la fin :).
La lettre testamentaire qu’envoie cette femme à ce romancier est incroyable. Au travers les lignes elle raconte son amour pour lui au travers de son évolution d’enfant à adolescente puis jeune femme et enfin femme mure .
Elle décrit avec perfection et beaucoup de tendresse son amour pour lui, de leur première rencontre en tant que nouveau voisin à leur rencontre plus intime.
Dès le début, les premières lignes sont fortes en émotions : « Mon enfant est mort hier » elle réitère ce sujet à plusieurs reprise en gratifiant cet enfant de l’amour qu’elle a toujours eu pour lui, une passion, un amour intemporel…
Mon enfant est mort hier – trois jours et trois nuits, j’ai lutté avec la mort pour sauver cette petite et tendre existence ; pendant quarante heures je suis restée assise à son chevet, tandis que la grippe secouait son pauvre corps brûlant de fièvre.
On apprend que le romancier ne la reconnait jamais, ne se souvient jamais de son amoureuse secrète. On a mal pour cette jeune femme remplie d’amour pour lui.
Mais qu’es-tu pour moi, toi qui jamais ne me reconnais, toi qui passes à côté de moi comme on passe au bord de l’eau, toi qui marches sur moi comme sur une pierre, toi qui toujours vas, qui toujours poursuis ta route et me laisses dans l’attente éternelle ?
On apprend à travers cette confession que la jeune femme envoie des roses blanches à chaque anniversaire du romancier pour lui laisser une pensée d’elle. Nous retrouvons d’ailleurs une scène très forte concernant ses roses à la fin de l’ouvrage.
Je n’ai jamais fait qu’une seule chose : pour ton anniversaire je t’envoyais toujours un petit bouquet de roses blanches, exactement les mêmes que celles que tu m’avais offertes après notre première nuit d’amour.
Je trouve ce geste très émouvant.
T’es-tu jamais demandé au cours de ces dix ou onze années qui te les envoyait ? T’es-tu peut-être souvenu de celles à qui tu avais offert ces roses ? Je ne sais pas et je ne saurais jamais ta réponse.
Enfin je vais m’arrêter là d’en parler car il est dur de ne pas en dire plus, ni de pas vous décrire la fin pour vous laisser du mystère si un jour vous le lisez.
Je sais que je dis souvent que j’ai été touchée par mes lectures, mais là je suis bouleversée – retournée…. Bref une lecture dont je vais me souvenir bien longtemps et que je pense relire d’ici quelques temps.
A bientôt.








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